Article paru dans El-Mashreq et El-Maghreb

Un chef d’Orchestre accompli

par Wahid Megherbi

Natif d’Alger, Salim Bouzidi a baigné dans un milieu où la Culture et les Arts avaient la part belle. Il découvritla passion de la musique à l’apogée de ses quinze ans, il fit ses premiers babutiements misicaux en pianotant des notes apprises lors de son apprentissage assidu du solfège. Lire plus…

Article1v2Le florilège de styles musicaux a encensé l’ouie de Salim, ce qui lui a permis d’apprendre les subtilités et nuances contenues dans le riche patrimoine musical Algérien.
Il jeta son dévolu sur le style Arabo-Andalou, qui a connu ses moments de noblesse en Andalousie. Son doigté a rimé avec son agilité pour le voir valser sur les touches de son Piano.
Notre prodige reconnait la chance d’avoir cotoyer certains ténors de la musique algérienne tels Chaou, Kobbi, Baaziz pour ne citer que les plus illustres d’entre eux.
Salim claironne son admiration pour l’apport conséquent et l’influence impérissable de ses ainés, qui nous ont légué un héritage prolifique et fécond.
L’altruisme de notre jeune chef d’orchestre s’est manifesté lors des répétitions qu’il a dirigé en compagnie de musiciens émérites, dévoués à une noble cause, celle de rendre hommage à une musique ancestrale et majestueuse. Ce beau monde évolue au sein de l’association des Amis de la Musique Andalouse de Montréal (AMAM), qui a offert à un public connaisseur et mélomane une soirée clôturant le Festival Culturel Nord Africain de Montréal.

Le 10 Avril 2010 à la Maison de la Culture de Cote-des-Neiges, l’agencement des Noubates et l’allaince intelligente des notes, ont logé les sens, des hôtes présents, au zénith de la satisfaction.
Ma curiosité m’a invité à aller à la rencontre de Salim pour m,informer de ses projets futurs qu’il ambitionne de concrétiser avec la précieuse aide de chaque musicien, membre de son orchestre.
Il estime que: « Toute personne aimant la musique universelle, se sent attirer par la musique Andalouse qui se trouve une passerelle d’encrage à un héritage civilisationnel des plus préstigieux. L’Art Andalou est un vecteur de cohésion, d’intégration et de partage. »
Il renchérit en mettant l’emphase sur les cours prodigués aux nouveaux élèves, qui constituent le terreau fertile d’une relève soucieuse de perpétuer une tradition musicale des plus renomées.

Posté le 27 avril 2010 par AMAM et rédigé par Wahid Megherbi du journal « El-Mashreq et El-Maghreb » paru le Jeudi 22 Avril 2010.